Le Tramway du Mont-Blanc (TMB), c'est la découverte d'un patrimoine technique rarissime, issu des grands défis audacieux et novateurs du début du XXè siècle. Histoire et technique Au début du siècle, l'ingénieur Issartier voulait que chacun puisse accéder sans difficulté au Toit de l'Europe, au sommet du Mont-Blanc à 4 810 m. Un véritable enjeu technique et un rêve un peu fou. De 1895 à 1904, plusieurs projets virent le jour : tunnels, ascenseurs ou rampe continue. En 1902, Henri Duportal, ingénieur des Ponts et Chaussées, responsable de la ligne PLM Cluses-Le Fayet, déposa l'idée d'une ligne de tramway destinée à relier Le Fayet/Saint Gervais à l'Aiguille du Goûter, première étape vers le sommet du Mont-Blanc. Ce projet fit l'unanimité, tant par son coût inférieur aux autres, que par les 18 kilomètres de parcours qui se déroulent à ciel ouvert et qui emprunte les pentes naturelles du versant sud du Mont-Blanc. La solution du train à crémaillère fut donc adoptée pour atteindre l'Aiguille du Goûter. La voie n'a connu aucune modification de parcours depuis sa création.
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 Le Tramway du Mont-Blanc |
- 1904 : début des travaux
- 1907 : inauguration de la première section jusqu'au col de Voza
- 1911 : deuxième tronçon jusqu'à Bellevue
- 1912 : la ligne atteint le Nid d'Aigle
- 1914 : la ligne atteint le glacier de Bionassay
- 1923 : ouverture de la ligne en hiver, jusqu'à Bellevue
- 1956 : les motrices à vapeur sont remplacées par des motrices électriques
Trois motrices et trois noms : Anne, Marie et Jeanne... Des prénoms féminins attribués par le propriétaire de l'exploitation en 1956, M. Noury, quand les motrices sont devenues électriques. Ce sont... les prénoms de ses trois filles. Le petit train à crémaillère prend son départ au village du Fayet pour un voyage étonnant de plus d'une heure qui va traverser plusieurs panoramas. Vers Saint-Gervais, le voyageur découvre des villages, mêlant chalets et fermes traditionnelles. Après quelques minutes d'arrêt, le train remonte la montagne du Prarion, la contourne, à travers une forêt de feuillus puis de sapins. Au col de Voza (1600 mètres), le paysage s'ouvre sur la vallée de l'Arve au nord, et Les Contamines au sud. La chaîne des Aravis se dévoile alors que commence à apparaître le massif des Aiguilles Rouges. Le TMB serpente dans les alpages jusqu'à Bellevue, offrant le spectacle vertigineux des Aiguilles de Chamonix, des Dômes de Miage, tandis que se dessine avec précision le formidable chaos de pierre et de glace du Mont-Blanc. L'ambiance devient alors minérale jusqu'à l'arrivée au Nid d'Aigle, au pied du Glacier de Bionnassay, où s'étale sous les yeux du voyageur émerveillé le spectacle de la haute montagne.
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Les repères sur le tracé du TMB :
Le Fayet : 580 m
Saint-Gervais :792 m
Montivon :1 400 m
Col de Voza :1 653 m
Bellevue :1 800 m
Mont Lachat :2 047 m
C'est à partir de là que commence le parcours de haute montagne, creusé dans la roche au pied des Rognes et qui se termine au Nid d'Aigle (2 372 m).
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